L'affaire Klapahouk (retour au sommaire)



















Sylvaine

“ Je rêve souvent à mon papa décédé, c’est très triste, très éprouvant, je sais qu’il est toujours là vers moi, je rêve qu’il est déchiré d’être séparé de moi, qu’on va à l’église, qu’il est parti et moi aussi. Je rêve aussi que c’est religieux, j’avais peur du diable, c’est arrangé, toujours on me dit que quand je serai morte, j’irai au ciel, et comme je sais que le ciel est Dieu, alors je me dis que je serai heureuse quand je serai morte et je prie pour que mon papa soit au ciel aussi

Souvent je suis en guerre avec ma maman, elle ne veut pas me laisser libre, et aussi avec les gens de l’hôpital, qu’ils me laissent tranquille, mais comme j’ai besoin d’eux en même temps, je suis ridicule en fin de compte, mais je ne m’en rends pas compte, je ne suis pas assez intelligente, mais je parle jamais beaucoup, j’attendais l’heure de ma mort, pour être délivrée, aller au ciel. ” ( Hôpital André Breton )


Le 31-10-1973, François Jacquemont dans l’édition de Nancy de l’Est-Républicain révèle :

Un inspecteur général de La Santé publique enquête à Saint-Dizier

SAINT-DIZIER - Un inspecteur général de la Santé publique, le docteur Gentil, directeur général de l’hôpital de Nantes, enquête, depuis hier, sur la crise qui a éclaté à l’hôpital psychiatrique de Saint-Dizier, crise qu’on devrait appeler la mutinerie du service C plutôt que grève.

Tout le monde, en effet, est à son poste. Simplement sept seulement des soixante-dix infirmiers et surveillants de ce service acceptent encore de travailler sous les ordre du médecin-chef, le docteur Klapahouk.

L’étonnant est que cette mutinerie est, sinon approuvée, du moins tolérée par l’administration. A l’origine de l’affaire, un incident bénin, comme il s’en produit fréquemment : le déplacement de deux surveillants d’un service à un autre. Or, non seulement les deux surveillants refusent de s’y soumettre, mais ils entraînent, derrière eux, le reste du personnel de leur service. De qui fait-on alors le procès ? Non des “ meneurs ” mais du médecin.

“ Un indésirable et un perturbateur” dit un notable haut-marnais. Un de ces notables qu’on voit dans toutes les commissions et qui croient pouvoir décider de tout, même de la guérison de la folie.






Remous à l'hôpital psychiatrique.


Les petits chefs.


Le vent nouveau jette la panique.


La grève à l'hôpital psychiatrique.


Pouvoir et pratique psychanalytique de 1963 à 1972.


Lettre ouverte à Mr Poniatowski.


Le personnel de l'hôpital psychiatrique maintient son action et conteste les propos de son médecin-chef.


De septembre 1972 à octobre 1973.


Un inspecteur général de la Santé Publique enquête à Saint-Dizier


De la pratique infirmière.


Ce monde trop caché de la folie.


La sectorisation: La sectorisation psychiatrique évoquée au Conseil général.


Hôpital psychaitrique: le Docteur Klapahouk suspendu de ses fonctions.

Dossier de presse

Dans le Monde du 15-11-1973, Francis Cornu présente sous le titre “ Des infirmiers qui ne croient pas à la psychiatrie, une synthèse du conflit qui opposa le médecin-chef au personnel de son service. Nous ne reproduisons pas cet article et préférons restituer l’intégralité des articles de presse locaux qui introduisent mieux, dans leur succession insistante, au vécu du conflit marqué par ses inquiétudes et ses non-dits.





Reprendre la lecture d'André Breton.

Retour à l'Hôpital André Breton.

Retour en ville


Un différend sérieux oppose un médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Saint-Dizier au personnel de son service et à la direction de l'établissement.


Un médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Saint-Dizier viole le secret professionel


Le docteur Klapahouk, médecin-chef de l'hôpital psychiatrique départemental est suspendu de ses fonctions.


L'affaire de l'hôpital psychiatrique: le C.G.T. Précise sa position. Et quelques précisions.