L'affaire Klapahouk (retour au sommaire)


























Roselyne

“ Je rêve de tout, une fois on venait me chercher, on me mettait en prison, il y avait quelqu’un qui faisait une bêtise, et c’était moi qui prenait, on me mettait en prison, dans une cellule, avec une table, un lit une chaise, je me suis réveillée en sursaut, je me souviens plus, je suis allée fumer une cigarette pour me remettre d’aplomb. Une fois, j’ai rêvé que j’avais touché de l’argent, je recevais des chèques, de bonnes sommes, jusqu’à pas loin d’un million, je me demandais qui me les envoyait. Quand je me réveillais, je me disais c’est n’importe quoi. Mon combat, trouver un boulot définitif, avoir un appartement comme les autres, faire ma vie comme les autres, c’est ça que j’ai toujours demandé à mon médecin, mais vu que je suis très nerveuse et que je fais de la dépression et des angoisses, c’est pas possible. ”


Le 30-10-1973 le même quotidien écrit :

Le personnel en grève de l’hôpital psychiatrique maintient son action et conteste les propos de son médecin chef.

Extraits : “ Si le désaccord sur les moyens thérapeutiques est grand entre le médecin-chef et son personnel soignant, c’est que le fossé qui les sépare est au moins aussi large.

Dans un communiqué remis hier, les grévistes répondent “ aux propos du Dr Klapahouk ”. Ils notent particulièrement qu’aucune coopération n’existe avec les équipes soignantes :

- Tout est imposé au personnel soignant et aucune remarque de sa part n’est acceptée malgré les nécessités thérapeutiques.

- Pas de visites dans les pavillons depuis plusieurs mois, sauf par l’interne.

- Menaces et sanctions à l’égard du personnel.

- Les soignants n’ont que leur compétence individuelle et l’aide de l’interne cour remplir leur fonction, le médecin-chef restant confiné dans son bureau

Le communiqué aborde d’autres aspects, notamment les relations entre le médecin-chef et les familles des malades, celles-ci se refusant, d’après les grévistes, “ à se rendre à son bureau, même sur convocation”.

Le personnel gréviste affirme d’autre part que “de nombreuses personnes du secteur de Saint-Dizier devant se faire hospitaliser refusent d’être soignées par le Dr Klapahouk ”.

Enfin, le personnel en grève du service C apporte “ un démenti formel quant aux moyens de contention invoqués par le Dr Klapahouk ”. Les grévistes confirment leur volonté de poursuivre leur grève illimitée jusqu’à satisfaction complète, c’est-à-dire le départ du médecin-chef et la réintégration des surveillants démis de leurs fonctions. Ils précisent toutefois que “ les soins sont assurés avec les malades qui sont confiés au service C, en collaboration avec le seul interne du service qui assure normalement ses fonctions”.

Pour respecter l’ordre chronologique, il faudrait inclure ici le communiqué du délégué C.G.T. du personnel soignant paru dans l’Est-Républicain du 31-10-973. Nous le reproduisons in extenso plus bas dans le chapitre consacré plus particulièrement à la pratique infirmière.






Remous à l'hôpital psychiatrique.


Les petits chefs.


Le vent nouveau jette la panique.


La grève à l'hôpital psychiatrique.


Pouvoir et pratique psychanalytique de 1963 à 1972.


Lettre ouverte à Mr Poniatowski.


Le personnel de l'hôpital psychiatrique maintient son action et conteste les propos de son médecin-chef.


De septembre 1972 à octobre 1973.


Un inspecteur général de la Santé Publique enquête à Saint-Dizier


De la pratique infirmière.


Ce monde trop caché de la folie.


La sectorisation: La sectorisation psychiatrique évoquée au Conseil général.


Hôpital psychaitrique: le Docteur Klapahouk suspendu de ses fonctions.

Dossier de presse

Dans le Monde du 15-11-1973, Francis Cornu présente sous le titre “ Des infirmiers qui ne croient pas à la psychiatrie, une synthèse du conflit qui opposa le médecin-chef au personnel de son service. Nous ne reproduisons pas cet article et préférons restituer l’intégralité des articles de presse locaux qui introduisent mieux, dans leur succession insistante, au vécu du conflit marqué par ses inquiétudes et ses non-dits.











Reprendre la lecture d'André Breton.

Retour à l'Hôpital André Breton.

Retour en ville


Un différend sérieux oppose un médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Saint-Dizier au personnel de son service et à la direction de l'établissement.


Un médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Saint-Dizier viole le secret professionel


Le docteur Klapahouk, médecin-chef de l'hôpital psychiatrique départemental est suspendu de ses fonctions.


L'affaire de l'hôpital psychiatrique: le C.G.T. Précise sa position. Et quelques précisions.