L'affaire Klapahouk (retour au sommaire)
Roselyne Je rêve de tout, une fois on venait me chercher, on me mettait en prison, il y avait quelquun qui faisait une bêtise, et cétait moi qui prenait, on me mettait en prison, dans une cellule, avec une table, un lit une chaise, je me suis réveillée en sursaut, je me souviens plus, je suis allée fumer une cigarette pour me remettre daplomb. Une fois, jai rêvé que javais touché de largent, je recevais des chèques, de bonnes sommes, jusquà pas loin dun million, je me demandais qui me les envoyait. Quand je me réveillais, je me disais cest nimporte quoi. Mon combat, trouver un boulot définitif, avoir un appartement comme les autres, faire ma vie comme les autres, cest ça que jai toujours demandé à mon médecin, mais vu que je suis très nerveuse et que je fais de la dépression et des angoisses, cest pas possible. |
Le personnel en grève de lhôpital psychiatrique maintient son action et conteste les propos de son médecin chef. Extraits : Si le désaccord sur les moyens thérapeutiques est grand entre le médecin-chef et son personnel soignant, cest que le fossé qui les sépare est au moins aussi large. Dans un communiqué remis hier, les grévistes répondent aux propos du Dr Klapahouk . Ils notent particulièrement quaucune coopération nexiste avec les équipes soignantes : - Tout est imposé au personnel soignant et aucune remarque de sa part nest acceptée malgré les nécessités thérapeutiques. - Pas de visites dans les pavillons depuis plusieurs mois, sauf par linterne. - Menaces et sanctions à légard du personnel. - Les soignants nont que leur compétence individuelle et laide de linterne cour remplir leur fonction, le médecin-chef restant confiné dans son bureau Le communiqué aborde dautres aspects, notamment les relations entre le médecin-chef et les familles des malades, celles-ci se refusant, daprès les grévistes, à se rendre à son bureau, même sur convocation. Le personnel gréviste affirme dautre part que de nombreuses personnes du secteur de Saint-Dizier devant se faire hospitaliser refusent dêtre soignées par le Dr Klapahouk . Enfin, le personnel en grève du service C apporte un démenti formel quant aux moyens de contention invoqués par le Dr Klapahouk . Les grévistes confirment leur volonté de poursuivre leur grève illimitée jusquà satisfaction complète, cest-à-dire le départ du médecin-chef et la réintégration des surveillants démis de leurs fonctions. Ils précisent toutefois que les soins sont assurés avec les malades qui sont confiés au service C, en collaboration avec le seul interne du service qui assure normalement ses fonctions. Pour respecter lordre chronologique, il faudrait inclure ici le communiqué du délégué C.G.T. du personnel soignant paru dans lEst-Républicain du 31-10-973. Nous le reproduisons in extenso plus bas dans le chapitre consacré plus particulièrement à la pratique infirmière.
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Dossier de presse Dans le Monde du 15-11-1973, Francis Cornu présente sous le titre Des infirmiers qui ne croient pas à la psychiatrie, une synthèse du conflit qui opposa le médecin-chef au personnel de son service. Nous ne reproduisons pas cet article et préférons restituer lintégralité des articles de presse locaux qui introduisent mieux, dans leur succession insistante, au vécu du conflit marqué par ses inquiétudes et ses non-dits.
Reprendre la lecture d'André Breton. |
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