L'affaire Klapahouk (retour au sommaire)
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Ce nest que contraint et forcé que le docteur Klapahouk accepte de réintégrer les deux surveillants déplacés. Sur ces mots les infirmiers du service C, réunis en Assemblée générale, se lèvent et quittent la salle. La tentative de conciliation entre le médecin-chef et le personnel a échoué, malgré la médiation de la D.D.A.S.S. Le limogeage éventuel dun médecin est une des prérogatives des instances de tutelle (D.D.A.S.S., ministère de la Santé). En aucun cas, il ne peut être le fait dune coalition dinfirrniers ; la sacro-sainte hiérarchie de lhôpital est trop intériorisée par les bureaucrates de la Santé pour quon accorde au personnel infirmier autre chose que le droit à des revendications quantitatives. Où va-t-on si les infirmiers se mettent à déranger, sur des bases qui leur sont propres, le jeu des pouvoirs médicaux et administratifs ? Le premier réflexe de la D.D.A.S.S. avant quelle ne se retourne contre Klapahouk est un réflexe de peur. Pris entre leurs intérêts matériels dépendant des instances administratives (celles de lHôpital tout dabord) et leurs intérêts professionnels (lavenir de leur corporation dans la perspective de sectorisation), les infirmiers vont choisir de boycotter le docteur Klapahouk, à lexception dun groupe minoritaire autour du surveillant dunité de soins, G. Daubié, promu par Klapahouk au rang de surveillant-chef en labsence de ce dernier pour cause de maladie. Les infirmiers, pendant trois semaines, jusquà la suspension de Klapahouk, continuent dassurer leur service et ignorent à leur tour le médecin qui, rappelons-le, avait rompu de son propre chef tout rapport de travail avec le personnel. Linstitution, mise en crise, laisse apparaître, du côté du personnel soignant, trois prises de positions. Celle du personnel gréviste (déjà citée dans le dossier de presse), celle de Georges Daubié au nom des infirmiers pro-Klapahouk, et enfin celle de la C.G.T. Donnons tout dabord la parole à la C.G.T., seul syndicat représentatif du personnel soignant.
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Dossier de presse Dans le Monde du 15-11-1973, Francis Cornu présente sous le titre Des infirmiers qui ne croient pas à la psychiatrie, une synthèse du conflit qui opposa le médecin-chef au personnel de son service. Nous ne reproduisons pas cet article et préférons restituer lintégralité des articles de presse locaux qui introduisent mieux, dans leur succession insistante, au vécu du conflit marqué par ses inquiétudes et ses non-dits.
Reprendre la lecture d'André Breton. |
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