L'affaire Klapahouk (retour au sommaire)
|
Un médecin-chef de lhopital psychiatrique de Saint-Dizier viole le secret professionnel SAINT-DIZIER. - Le médecin-chef du service n° 3 de lhôpital psychiatrique de Saint-Dizier, le docteur Klapahouk, est récemment sorti de lanonymat en envoyant au ministre de la Santé Publique une lettre dans laquelle il mettait en cause, et dune manière très directe et très violente, le fonction-nement de létablissement où il exerce. La publication de cette lettre avait provoqué une inspection générale immédiate. La lettre du docteur Klapahouk avait eu aussi pour effet daffoler les familles, alors que la situation, bien quétant loin dêtre parfaite, nétait pas aussi apocalyptique que le suggéraient ses écrits. On peut faire un rapprochement entre lattitude de cet étrange médecin et la grêve du personnel de son service. Personnel dont le syndicat a publié un communiqué remettant les faits à leur juste place et les expliquant clairement. On aurait pu penser que le docteur Klapahouk en serait resté là. Mais non ! Il vient de se distinguer à nouveau en adressant à plusieurs journaux, dont le nôtre, un certificat de quinzaine, pièce officielle et très secrète, énonçant les résultats de lexamen auquel sont soumis les malades arrivant à lhôpital psychiatrique. Cette violation flagrante du secret professionnel des médecins a été appréciée comme on peut sen douter par le Conseil de lOrdre et le Syndicat des médecins. Une solution doit être apportée de toute urgence à cette affaire, qui, loin dattirer lattention sur les problèmes réels de la psychiatrie moderne, a pour conséquence de provoquer une confusion et, ce qui est plus grave, un affolement parmi les familles et lopinion publique.
|
||
|
|||
|
|||
|
|||
|
|||
Dossier de presse Dans le Monde du 15-11-1973, Francis Cornu présente sous le titre Des infirmiers qui ne croient pas à la psychiatrie, une synthèse du conflit qui opposa le médecin-chef au personnel de son service. Nous ne reproduisons pas cet article et préférons restituer lintégralité des articles de presse locaux qui introduisent mieux, dans leur succession insistante, au vécu du conflit marqué par ses inquiétudes et ses non-dits.
Reprendre la lecture d'André Breton. |
|||
|
|||
|
|||
|
|||
|