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«Un pas devant lautre...»
Lhôpital va souvrir. De nouveaux métiers vont se créer (que les infirmiers ne connaissent pas) pour trouver des familles d'accueil, trouver des appartements thérapeutiques, organiser la sortie des patients, pourvoir aux problèmes que cela pose à la communauté... C'est un trajet qui se fait personne par personne, même si les grands changements vont être impulsés par des psychiatres qui passeront leur vie à diriger l'hôpital : Lucien Bonnafé à Saint-Alban, Henri Ey à Bonneval. C'était un travail extrêmement délicat parce qu'en ce qui concerne les malades mentaux, rien n'est jamais définitif : il y a des crises, des rechutes. Un médecin psychiatrique dans une ville comme celle-là vit avec une communauté de malades de 250/300 personnes en permanent aller-retour entre la société et l'hôpital. Pour réussir ce changement, il faut que les soignants et en premier lieu, le directeur de l'hôpital, restent. Le docteur Mori, Médecin-chef de l'HP André Breton, disciple d'Henri Ey, cite souvent cette phrase de Gandhi : «Un pas devant l'autre et le reste en marchant». Il faut remettre les gens en route vers la communauté. C'est tout ce trajet-là qu'on a rencontré en interrogeant la notion de l'écoute à Saint-Dizier avec ses points de résistance : l'affaire Klapahouk. C'est le moment dans les années 70 où apparaissent clairement les enjeux et les forces en présence entre un médecin dit «lacanien», atteint du délire de l'interprétation, arrêtant du jour au lendemain toutes les chimiothérapies pour rendre la parole aux patients, et un personnel qui se mutine et finit par obtenir son renvoi. Cest sur ce désastre relaté dans un article des Temps Modernes que vont sappuyer les équipes qui vont venir après pour transformer lhôpital. Le plus complexe est de constituer une équipe dans un hôpital psychiatrique parce qu'il faut des relais : il faut que le surveillant-chef, que l'équipe d'infirmiers, soient dans l'esprit de travail. Et pour rallier tous ceux qui travailllent à certaines idées, il faut du temps. Quand dans les années 80, l'équipe demande les moyens d'aller visiter Basaglia et son équipe en Italie, l'administration refuse. Léquipe du docteur Mori se paiera elle-même sur son salaire et ses vacances le voyage indispensable chez Basaglia...
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Sujet, verbe, complément
Le livre de Paul Valéry, Monsieur Teste, accompagne André Breton pendant toute sa conscription. Il envoie à Valéry tous ses poèmes que celui-ci accueille avec bienveillance.
Marie-Noëlle « Je rêve à ma tata, ma sur, mon chien et mon chat, ma mère est chez moi, mon frère est chez moi, mon chien est chez moi, mon chat est chez moi, et puis j'ai un vélo, il est chez moi. » C.A.T de l'I.M.E.
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Tout paradis n'est pas perdu. A Man Ray. Les coqs de roche passent dans le cristal Ils défendent la rosée à coups de crête alors la devise charmante de l'éclair Descend sur la bannière des ruines Le sable n'est plus qu'une horloge phosphorescente Qui dit minuit Par les bars d'une femme oubliée Point de refuge tournant dans la campagne Dressée aux approches et aux reculs célestes C'est ici Les tempes bleues et dures de la villa baignent dans la nuit qui décalque mes images Chevelures chevelures Le mal prend des forces tout près seulement voudra-t-il de nous. In clair de Terre, André Breton.
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