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Le père de Viviane Il y a une fois où mon père était tout seul à la maison car ma mère était partie chez la coiffeuse, il croyait faire une affaire car il passait des romanichels qui vendaient du linge, il a acheté des torchons mais ils l'ont roulé, mon frère a été voir sil les voyait mais on ne les a pas retrouvés. Quand j'étais petite si on ne disait pas bonjour à mon père aussitôt il nous faisait remonter les escaliers et nous regardait si on remontait les escaliers et quand on redescendait il fallait lui dire bonjour. Quand j'étais môme on allait au devant de mon père quand il revenait de travailler et il nous montait sur son vélo mon frère ma soeur et moi un sur le porte-bagages un sur la barre et un devant. Quand j'étais petite mon père arrosait la cour au grésil tous les ans en été. Il achetait du produit en droguerie, c'était dans un bidon en ferraille, il mettait du produit dans un arrosoir en ferraille, il ne servait qu'à ça, il arrosait la cour de devant la maison puis la cour qu'il y avait derrière la maison. et j'aimais bien le goût, il y en a qui aime pas ça. Quand j'étais petite mon père allait au bois avec mes frères et deux beaux-frères mais il y avait un de mes frères qui restait toujours au lit, quand mon père rentrait du bois à midi il était toujours au lit, des fois il revenait que le soir, on lui emmenait à manger au bois, ou il y avait des fois où il emmenait à manger, il se servait du passe-partout, de la hache, des coins, de la scie, de la masse, il avait fait une baraque dans le bois, il y a une fois où ils se sont fait voler tous leurs outils, c'est rare qu'ils laissaient leurs outils dans le bois, pour une fois qu'ils avaient laissé leurs outils quand ils sont revenus le lendemain il n'y avait plus rien. Les mains de mon père lui ont servi à aller travailler à l'usine de Marnaval où il était pontier. Les mains de mon père lui ont servi à faire le jardin. Les mains de mon père lui ont servi à travailler dans le bois pour chauffer la maison. Les mains de mon père lui ont servi à nous foutre des baffes, à jouer à la belote. Les mains de mon père lui ont servi à être cuistot à l'armée. Les mains de mon père lui ont servi à avoir de l'eczéma.
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