Le grand-père de Patcharin

Mon grand-père, il est beau, il est gentil, il travaillait bien.

J'aimais le regarder travailler avec des bambous, il faisait des meubles, des boites et des chapeaux.

Un ami de mon grand-père venait nous aider le soir pour travailler le bambou.

Quand j'avais 7 ans, mon grand-père m'a fabriqué une belle cage à perroquet pour mon anniversaire.

Il ne regardait jamais la télévision et les informations, il préférait travailler, c'est plus important. Il travaillait tout le temps.

Nous travaillions dehors devant la maison soit par terre soit dans une chaise spéciale.

Mon grand-père faisait de la sculpture avec le bambou, il faisait des sauterelles sur des feuilles, des manches de couteau, des cages avec des barreaux en bambou et pas en fer.


Mon grand-père avait un "touc-touc" (triporteur). Taille moyenne. La couleur noir jaune bleu rouge. Le bruit, trop de bruit, énervant. Ça sent le gasoil. Il partait à 6 heures le matin, il amenait du poulet (40 kg) pour le barbecue, avec du riz (10 à 15 kg) qu'il vendait aux gens sur la route.

Les poulets sont de la ferme. Papy les a tués. Mamy a enlevé les plumes et les coupe en morceaux. Il a plus de soixante poulets chaque jour. Papy les met dans le touc-touc et part au marché à 3 heures le matin. Mamy fait cuire le riz à partir de 2 heures du matin. Au marché il fait le feu avec du charbon et fait griller le poulet. Il le vend avec le riz collant. Il revient du marché l'après-midi.


Mon grand-père, il habitait Banbounam. Il y avait beaucoup de gens qui tuaient les personnes, même les bébés. Il y avait une base militaire qui vient chercher tous les hommes pour aller au Laos. Son copain vient chercher mon père. Ils sont partis à Nangkang. Militaires pour protection avec les Américains. Après ils sont entrés au Laos. Ils restent trois mois. Ils ramènent des prisonniers. Ils reviennent à Banbounam. Mon grand-père il est revenu à la maison, il est content parce que la guerre est finie, et il fait la fête en Thaïlande.


Il sculpte le bananier. Il fait des petites maisons, des messieurs, des dames qui dansent, il fait un arbre, le coq, les vaches, toutes petites comme en pâte à sel ici.

Il le fait pour la fête du Nouvel An.

Il sculpte des bougies comme des fleurs.

On fait entrer les corbeilles dans l'eau de la rivière pour demander pardon.


Retour en ville.Trois fois Amen.Le père d'Aline.


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Le père de Badia.

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