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Sujet, verbe, complément. Elle (Louisette Meyer) a apporté le Train des fous, de Pierre Durand; 60000 malades mentaux privés de nourriture sont morts de faim pendant la seconde guerre mondiale.
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Breton à Saint-Dizier. Cette expérience sera de nouveau une traversée de la ville en travaillant sur l'écoute et en allant dans les lieux de l'écoute (lycée, foyer de vie pour adultes, hôpital psychiatrique, centre sociaux pour handicapés) et une traversée de livres en partant d'un seul texte très dense - Sujet , poème qu'il écrit à Saint-Dizier - qui ne serait que l'écoute d'un soldat considéré comme fou que Breton aurait examiné pendant la guerre. Il sagit en fait responsabilité cruciale puisque si ce soldat n'est pas fou, il est déserteur. Pour lire ce texte, on est parti des analyses de Marguerite Bonnet, biographe et éditrice de Breton, qui est quasiment la seule qui ait eu accès aux archives de Breton avant quil ne décide den interdire la consultation. Son apport est extrêmement précieux puisqu'elle a eu accès à toute la correspondance de Breton pendant qu'il séjourne à Saint-Dizier. Ce dernier sy révèle sous un jour étonnant : c'est un véritable chemin initiatique.
Tournesol La voyageuse qui traverse les Halles à la tombée de l'été Marchait sur la pointe des pieds Le désespoir roulait au ciel ses grands arums si beaux Et dans le sac à main il y avait mon rêve ce flacon de sels Que seule a respiré la marraine de Dieu Les torpeurs se déployaient comme la buée Au Chien qui fume Ou venaient d'entrer le pour et le contre La jeune femme ne pouvait être vue d'eux que mal et de biais Avais-je affaire à l'ambassadrice du salpêtre Ou de la courbe blanche sur fond noir que nous appelons pensée Les lampions prenaient feu lentement dans les marronniers La dame sans ombre s'agenouilla sur le Pont-au-Change Rue Git-le-Coeur les timbres n'étaient plus les mêmes Les promesses de nuits étaient enfin tenues Les pigeons voyageurs les baisers de secours Se joignaient aux seins de la belle inconnue Dardés sous le crêpe des significations parfaites Une ferme prospérait en plein Paris Et ses fenêtres donnaient sur la voie lactée Mais personne ne l'habitait encore à cause des survenants Des survenants qu'on sait plus dévoués que les revenants Les uns comme cette femme ont l'air de nager Et dans l'amour il entre un peu de leur substance Elle les intériorise Je ne suis le jouet d'aucune puissance sensorielle Et pourtant le grillon qui chantait dans les cheveux de cendres Un soir près de la statue d'Etienne Marcel M'a jeté un coup d'oeil d'intelligence André Breton a-t-il dit passe André Breton |
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Rachel
« Je suis en guerre avec le travail. Y a pas beaucoup de boulot pour les personnes, y a beaucoup plus de chômeurs que de travailleurs, on a peur quil y a une guerre, il y a beaucoup qui parlent de la guerre à cause du travail et des animaux, ce qui se passe maintenant, ils disent quil va y avoir une bombe et que tout le monde sera endormi, mais cest pas vrai. Quand vous regardez les gens qui vont en ville, qui font leurs commissions, je me rappelle quand jétais petite avec mes parents, on se parlait, on se regardait tous, maintenant cest plus comme avant, les gens ils se regardent pas, ils baissent la tête, vous avez déjà vu des gens comme ça ? hein, c'est vrai ? Je rêve d'avoir une maison, grande, pleine de meubles, une piscine, bien gagner ma vie, à peu près 1 million, 1 million ou 2 par mois, mais avec le travail, on peut plus, Dans mon rêve, il y a ma fille qui m'aide, depuis que je suis petite, j'ai toujours rêvé d'une maison, avec la vie qu'on mène, on peut pas. » C.A.T de l'I.M.E.
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